Certe, elle n’était pas femme et charmante en vain Victor Hugo

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Le Verrou

Peinture de Fragonard

Certe, elle n’était pas femme et charmante en vain

Certe, elle n’était pas femme et charmante en vain,
Mais le terrestre en elle avait un air divin.
Des flammes frissonnaient sur mes lèvres hardies ;
Elle acceptait l’amour et tous ses incendies,
Rêvait au tutoiement, se risquait pas à pas,
Ne se refusait point et ne se livrait pas ;
Sa tendre obéissance était haute et sereine ;
Elle savait se faire esclave et rester reine,
Suprême grâce ! et quoi de plus inattendu
Que d’avoir tout donné sans avoir rien perdu !
Elle était nue avec un abandon sublime
Et, couchée en un lit, semblait sur une cime.
A mesure qu’en elle entrait l’amour vainqueur,
On eût dit que le ciel lui jaillissait du coeur ;
Elle vous caressait avec de la lumière ;
La nudité des pieds fait la marche plus fière
Chez ces êtres pétris d’idéale beauté ;
Il lui venait dans l’ombre au front une clarté
Pareille à la nocturne auréole des pôles ;
A travers les baisers, de ses blanches épaules
On croyait voir sortir deux ailes lentement ;
Son regard était bleu, d’un bleu de firmament ;
Et c’était la grandeur de cette femme étrange
Qu’en cessant d’être vierge elle devenait ange.

VICTOR HUGO

(1802-1885)

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MESDEMOISELLES MES P’TITES FILLES poème

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MESDEMOISELLES MES P’TITES FILLES

Mesdemoiselles mes p’tites filles

Veuillez cesser de me faire rire

Avec vos yeux qui dégoupillent

Et me font cacher des sourires

Pour être tout à fait honnête

Je vous dirai quel cinéma

Après des ans de mamounette

Me voici votre mamina

Vous me mettez sur les rotules

Vives ogresses de mon temps

Et parfois même je capitule

Face à vous, à vos jeunes ans

Quand un éclat de joie survient

Dans nos jeux tendres partagés

Un grand émoi soudain m’étreint

Mon cœur en est tout chaviré

Je me dis que la vie sur terre

Quel qu’en soit le prix à payer

Vaut plus encore quand une grand-mère

Découvre une telle continuité…

A mes belles et tendres petites filles

Tit’can I

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ECRIRE DES LIVRES citation Cioran

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On ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu’on oserait confier à personne.

Emile Michel Cioran

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TU ME FAIS PLANER Michel Delpech (chanson)

Quand les garçons osaient encore se prendre des vestes en allant inviter les filles à danser…

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HUBERT MOUNIER (chanson)

Parti sur une autre chic planète voir si les sirènes existent…

Je suis très attristée de la disparation de cet artiste poète à la voix masculine swing de crooner dont j’ai toujours adorée les chansons depuis la sortie de l’Affaire Louis’ Trio

Musicien et dessinateur hors pair si peu médiatisé et trop oublié des médias ses dernières années pourquoi ???

Le meilleur de la pop française des années 80. Beaucoup de tendresse et de subtilité.

Entre la douceur de son Succès de larmes, le peps de sa Chic planète, sa chouette Cabane en rondins où il faut prendre son Café tant qu’il est chaud, tu pars trop tôt sur le Grand huit…

Tu nous a fait si agréablement rêvé

TCHAO L’ARTISTE

ET CE MAGNIFIQUE DUO AVEC LE REGRETTE MICHEL DELPECH

Toutes les filles (live) (2007)

 

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MARIS STELLA poème de José-Maria de Hérédia

 Maris stella

Sous les coiffes de lin, toutes croisant leurs bras
Vêtues de laine rude ou de mince percale,
Les femmes à genoux sur le roc de la cale,
Regardent l’Océan blanchir l’île de Batz.

Les hommes, pères, fils, maris, amants, là-bas
Avec ceux de Paimpol, d’Audierne et de Cancale,
Vers le Nord sont partis pour la lointaine escale,
Que de hardis pêcheurs qui ne reviendront pas !

Par dessus la rumeur de la mer et des côtes,
Le chant plaintif s’élève, invoquant à voix hautes
L’Etoile sainte : espoir des marins en péril ;

Et l’Angélus, courbant tous ces fronts noirs de hâle,
Des clochers de Roscoff à ceux de Sybiril,
S’envole, tinte et meurt dans le ciel rose et pâle.

José-Maria de Hérédia (1842-1905)

 

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L’amour dans toute sa splendhorreur… Humour

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/636687/mn/134720148694.jpg

 

Un africain rencontre un médecin blanc…
L’africain : C’est quoi exactement le Viagra ?
Le médecin : Ce sont des pilules qui vous font faire l’amour 10 fois par jour…
L’africain : Aaah ! C’est un calmant…

Une femme va accoucher et elle est dans les douleurs.
– Mon amour, dit son mari, je suis désolé, c’est un peu de ma faute si tu souffres.
– Mais non, rassure-toi, tu n’y es pour rien…

Deux secrétaires discutent :
– Il est plutôt beau gosse, le nouveau patron, dit la première. En plus il s’habille bien…
– Et vite… fait l’autre.

Un couple arrive dans un hôtel.
Le groom monte leurs bagages dans la chambre et demande au monsieur :
– Avez-vous besoin de quelque chose ?
– Non merci.
– Et pour votre femme ?
– Ah vous faites bien de m’y faire penser ! Montez-moi une carte postale et un timbre…

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Melezouriou Glav par DENEZ PRIGENT

Un ti gars de chez moi ce Denez, et même plus nous serions apparentés !!!

Si si, ma grand-mère était aussi une Prigent  !!!

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SOLO POEME DE XAVIER GRALL

« SOLO »,  l’un des plus beaux poèmes de la langue française.

Xavier Grall l’écrit peu de temps avant sa mort, comme un testament et une adresse à Dieu, une prière en sachant qu’il va mourir, et qu’il veut une dernière fois saluer tout ce qu’il a aimé pendant cette vie. Poème magnifique et trop méconnu.

Extrait de: « Solo »,

Seigneur me voici c’est moi
je viens de petite Bretagne
mon havresac est lourd de rimes
de chagrins et de larmes
j’ai marché
Jusqu’à votre grand pays
ce fut ma foi un long voyage
trouvère
j’ai marché par les villes
et les bourgades
François Villon
dormait dans une auberge
à Montfaucon
dans les Ardennes des corbeaux
et des hêtres
Rimbaud interpellait les écluses
les canaux et les fleuves
Verlaine pleurait comme une veuve
dans un bistrot de Lorraine
Seigneur me voici c’est moi
de Bretagne suis
ma maison est à Botzulan
mes enfants mon épouse y résident
mon chien mes deux cyprès
y ont demeurance
m’accorderez vous leur recouvrance ?
Seigneur mettez vos doigts
dans mes poumons pourris
j’ai froid je suis exténué
O mon corps blanc tout ex-voté
j’ai marché
les grands chemins chantaient
dans les chapelles
les saints dansaient dans les prairies
parmi les chênes erraient les calvaires
O les pardons populaires
O ma patrie
j’ai marché
j’ai marché sur les terres bleues
et pèlerines
j’ai croisé les albatros
et les grives
mais je ne saurais dire
jusqu’aux cieux
l’exaltation des oiseaux
tant mes mots dérivent
et tant je suis malheureux

Seigneur me voici c’est moi
je viens à vous malade et nu
j’ai fermé tout livre
et tout poème
afin que ne surgisse
de mon esprit
que cela seulement
qui est ma pensée
Humble et sans apprêt
ainsi que la source primitive
avant l’abondance des pluies
et le luxe des fleurs

Seigneur me voici devant votre face
chanteur des manoirs et des haies
que vous apporterai-je
dans mes mains lasses
sinon les traces et les allées
l’âtre féal et le bruit des marées
les temps ont passé
comme l’onde sous le saule
et je ne sais plus l’âge
ni l’usage du corps
je ne sais plus que le dit
et la complainte
telle la poésie
mon âme serait-elle patiente
au bout des galantes années ?

Seigneur me voici c’est moi
de votre terre j’ai tout aimé
les mers et les saisons
et les hommes étranges
meilleurs que leurs idées
et comme la haine est difficile
les amants marchent dans la ville
souvenez-vous de la beauté humaine
dans les siècles et les cités
mais comme la peine est prochaine !

Seigneur me voici c’est moi
j’arrive de lointaine Bretagne
O ma barque belle
parmi les bleuets et les dauphins
les brumes y sont plus roses
que les toits de l’Espagne
je viens d’un pays de marins
les rêves sur les vagues
sont de jeunes rameurs
qui vont aux îles bienheureuses
de la grande mer du Nord

Je viens d’un pays musicien
liesses colères et remords
amènent les vents hurleurs
sur le clavier des ports

je viens d’un pays chrétien
ma Galilée des lacs et des ajoncs
enchante les tourterelles
dans les vallons d’avril
me voici Seigneur devant votre face
sainte et adorable
mendiant un coin de paradis
parmi les poètes de votre extrace
si maigre si nu
je prendrai si peu de place
que cette grâce
je vous supplie de l’accorder
au pauvre hère que je suis
ayez pitié Seigneur
des bardes et des bohémiennes
qui ont perdu leur vie
sur le chemin des auberges
nulle orgue grégorienne
n’a salué leur trépas
pour ceux qui meurent
dans les fossés
une feuille d’herbe dans la bouche
le cœur troué d’une vielle peine
de lourdes larmes dans le paletot
et dans les veines des lais et des rimes
Seigneur ayez pitié !

Solo et autres poèmes » (1981)  / Recueil de poésie dont « Solo » est le poème le plus long (environ cinquante pages).

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SOUVENIRS DE VACANCES… Humour

Il n’est pas que bon d’être sportif…

 

traces de maillots

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