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  • Immensité (aphorisme)

    Posté le: 13 août 2009

    boubat-la-femme-et-lenfant-a-la-mer

    Les enfants sont comme les marins, où que se portent leurs yeux, partout c’est l’immense.

    Christian Bobin

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    LE BAL DES GOURMANDISES (conte pour enfants)

    Posté le: 7 février 2008

    LE BAL DES GOURMANDISES

    Le bal des gourmandises, avait lieu à la pâtisserie «Les Délices» rue des Douceurs.
    Ce bal regroupait les stars des goûters, celles que l’on s’arrache à la sortie de l’école, et qui fondent sur la langue des plus gourmands.
    La soirée commençait à être fort joyeuse.
    Monsieur et madame les galettes des rois, trônaient sur l’étagère la plus haute avec leurs belles couronnes. Tandis que les sucettes se tenaient bien droites près de la piste de danse. D’autres un peu plus rondes attendaient que Monsieur chocolat au lait, vêtu de son magnifique costume argenté, les invitent à danser.
    Tout à coup on entendit s’exclamer une charlotte aux poires :
    « – Oh ! mais laissez moi donc tranquille, j’en ai assez d’être toujours entourée d’une ribambelle de biscuits qui me collent tout le temps ! »
    Mais sa colère s’arrêta aussitôt. Elle venait d’apercevoir un mince éclair au chocolat pour lequel elle eût un vrai coup de foudre.
    Des airs mielleux et sucrés se succédaient, joués au piano par un pain d’épices toujours aussi bronzé. Il faut dire qu’il rentrait d’un long séjour au four.
    Un cookies jouait fort bien de la batterie de casseroles. Il avait demandé à deux baguettes de l’aider à trouver le rythme.
    “- Qu’il est chou ce guitariste laissez moi le rencontrer s’écriait la crème chantilly.”
    Le chewing gum était vert de rage :
    «- J’en ai assez, personne ne veux danser avec moi parce que je suis trop collant, je ne viendrai plus ici !»
    ” – Tu n’as qu’à faire comme nous, lui proposait les caramels mous. Nous restons sagement collés sur nos napperons, et d’ici on peut voir toute la vitrine.
    Un sucre d’orge regardait avec envie la souple guimauve qui dansait. Il n’osait pas l’inviter par peur de se briser dans ses bras.
    «- Oh c’est lui, enfin il est là ! S’exclamèrent en coeur les tartelettes aux fraises rougissantes. ”
    Un croissant costaud avec ses bras en accent circonflexe attirait tous les regards. Les papillotes se retournèrent pour le voir.
    « – Qu’il est gonflé ! Critiquèrent agacés les nombreux petits fours. Nous aussi on pourraient être aussi gros si on voulaient.»
    « – He bien mes amis, vous auriez besoin d’un peu de levure pour être comme lui, ou comme moi !» Se moquait un beignet.
    A l’écart près du four, un timide pain au chocolat sentit son coeur fondre en apercevant une petite meringue pâle et fragile qui se poudrait de sucre glace.
    C’est alors que la brioche fît une entrée très remarquée, avec ses belles joues rondes.
    «- Voyez cette orgueilleuse dans sa robe toute dorée, elle se croit toujours la plus belle ! Il serait bien qu’elle fasse un régime.» Ricanèrent les crêpes pleines de taches de rousseur.
    Elles n’eurent pas le temps d’en dire plus, des babas au rhum arrivaient à grand bruit dans la pâtisserie.
    L’orchestre s’arrêta de jouer. Tous regardèrent les babas qui étaient alcoolisés comme toujours.
    L’un d’eux bouscula le mince rouleau de réglisse qui se trouvait au bord de l’étagère, très élégant dans son smocking noir.
    Celui-ci se déroula jusqu’en bas, heureusement il se réenroula aussi vite.
    Des oursons en chocolat essayèrent de faire entendre raison aux babas :
    «- Allez soyez gentils laissez nous tranquilles, vous savez bien que vous n’êtes pas invités ici ! »
    « – C’est pas des p’tits nounours qui vont nous faire peur ! cria l’un d’eux. »
    Les madeleines éclatèrent en sanglots, ce qui fît ricaner les babas.
    «- C’est assez !» tonna une voix forte au fond de la vitrine.
    Des palmiers, et deux pains aux raisins sursautèrent.
    Trois malabars s’avançaient vers les babas :
    « – Vous cherchez la bagarre on dirait messieurs ? »
    Les babas restèrent bouche bée, ils n’avaient pas remarqués les trois musclés parmi la foule de gâteaux.
    « – Heu, ben non, on passait juste pour voir.
    ” – Ca vaut mieux pour vous menacèrent les malabars.”
    ” – Bon, allez les gars on s’en va, c’est trop tarte ici. Et puis y a même pas une goutte d’alcool. Mais en reculant ils ne remarquèrent pas les rochers coco derrière eux. Ils trébuchèrent et se retrouvèrent sur le sol tout applatit.
    “- Nous voilà enfin bien débarrassé de ces vilains gâteaux, s’exclama un chausson aux pommes.”
    La soirée retrouva alors son esprit joyeux jusqu’au petit matin dans une ambiance agréablement parfumée de chocolat, de fraises, et de réglisse. Les gâteaux un peu à plat reprirent leurs places sur les dentelles de papier, et les friandises un peu collantes regagnèrent leurs bocaux de verre. Chacun rêvant d’être à nouveau invité au prochain bal des Gourmandises.
     Tit’can I

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    JEUNESSE

    Posté le: 30 janvier 2008

    La jeunesse est une chose merveilleuse. Quelle honte de la gaspiller en la donnant aux enfants.

    Georges Bernard Shaw

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    MARRE MARRE DE LA MAREE (conte pour enfants)

    Posté le: 11 janvier 2008

    MARRE MARRE DE LA MAREE
    Notre ami Bernard est fatigué, il voudrait bien se trouver un petit coin où rester, mais personne ne veux de lui.
    ” – Sous prétexte que mon nom est l’ermite, on pense que je dois vivre loin des autres. Mais moi je ne suis pas si sauvage, j’aime la compagnie, seulement je vis seul dans ma maison. ”
    Les crevettes elles mêmes, ne sont pas compréhensives :
    ” – Oh ! Mais mon pauvre Bernard tu ne peux pas rester dans notre flaque, le casse croûte n’ai pas bien lourd ici, alors ne compte pas t’installer chez nous. ”
    Pauvre Bernard qui s’en va en maugréant :
    “- Marre, marre de la marée ! ”
    Une vague l’amène tout près d’un crabe vert, les pinces menaçantes, il a l’air pas très commode.
    ” – Non mais faut pas te gêner Bernard ! Venir jusque dans mon territoire, tu cherches des ennuis ! ”
    Bernard n’ose pas répliquer, il préfère s’éloigner :
    ” – Marre, marre de la marée ! ”
    Le voici qui dégringole sur une algue brune :
    ” – Qui vient s’étendre sur mon bronzage ? Bernard ? Mais tu sais bien que je ne veux aucune tache blanche et ronde sur ma peau, va donc ailleurs !”
    ” – Marre, marre de la marée ! ”
    Cette fois, Bernard compte bien ne pas se laisser faire, et lorsqu’ils s’approche des berniques, il s’exclame d’un ton ferme :
    ” – Je vous préviens tout de suite les chapeaux chinois, je suis chez moi sur ce rocher, autant que vous, alors n’espérez pas me faire fuir, je ne cèderai pas.”
    Seulement c’est peine perdue, les berniques se sont endormis, et aucune réponse ne lui arrive. Et la mer l’entraîne à nouveau.
    Bernard n’en peux plus d’être ainsi ballotté, là où personne ne veux de lui. Il commence à sangloter lorsqu’il se retrouve tout à coup dans les bras fins et doux d’une anémone :
    ” – Oh ! Bernard ! Quel plaisir de vous tenir enfin contre moi, on m’a parlé de vous si souvent.”
    ” – Je rêvais de vous rencontrer, et aujourd’hui vous êtes enfin là, c’est merveilleux.”
    ” – Je vous propose de partager mon coin, et mes repas, ce n’est pas bien lourd mais c’est suffisant pour deux. Et puis je vais enfin pouvoir voyager grâce à vous, car vous m’amènerez sur votre coquille découvrir enfin l’océan.”
    Bernard croit rêver, bercé par cette si jolie anémone qui le console, il décide de s’installer près d’elle.
    Et depuis ce jour on rencontre souvent Bernard qui promène sa belle anémone partout, et on n’a plus jamais entendu :
    ” – Marre, marre de la marée. “

    Tit’can I

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    L’HOMME AU COEUR DE NOS CHOIX

    Posté le: 28 décembre 2007

    Un petit garçon de 8 ans. Son père, un scientifique, cherche à résoudre les problèmes de l’humanité.
    Le petit entre, lui tire la manche et lui dit :
    - Papa, je veux t’aider !
    Son père le renvoie :
    - Non mon fils, j’ai beaucoup de travail.
    Mais le petit insiste. Il y a là une revue avec une carte du monde. Alors, le père prend la carte, avec des ciseaux il la découpe en tout petits morceaux, qu’il lui remet avec de la colle :
    - Voilà, essaie de reconstruire le monde.
    Croyant occuper ainsi son fils pour une dizaine de jours.
    Mais après deux heures, le fils a résolu le problème.
    - Comment as-tu pu faire cela ?
    - Eh bien, Papa, j’ai vu que l’autre côté de la carte, il y avait la figure d’un homme. Le monde, je ne le connais pas. mais l’homme, si. Alors, j’ai retourné tous les petits papiers. Et j’ai d’abord reconstruit l’homme. Puis, j’ai retourné le papier, j’avais reconstruit le monde aussi.

    categorie: Belles histoirescommentaire: pas de Commentaire Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel