• Accueil
  • Livre d’or
  • Ouvrages
  • LA VIEILLE DAME (poème)

    Posté le: 28 septembre 2009

    maison-glycine

    LA VIEILLE DAME

    Je la nommais ma vieille, ma maison, cette dame,

    Aux paupières bleutées, aux volets écaillés,

    Comme la poudre aux yeux des filles de macadam,

    Le rimmel fané de s’être trop donnée.

    Elle avait pris la pluie, et tellement de soleil,

    Laissant entrer le vent, et les parfums d’étés,

    Dans sa robe trouée en pierre de dentelle,

    Se mariant charmeuse aux étendues de blés.

    Elle se cachait là bas près du petit chemin,

    En se parant parfois d’un boa de glycine,

    Je l’aimais si touchante ainsi dans son écrin,

    Fidèle à mon retour telle une tendre copine.

    Pendant les soirs d’orage parfois elle pleurait,

    De douces mélodies comme un chant de vacances,

    Dans des bassines en zinc, ses larmes chantonnaient,

    Gammes des souvenirs de ma plus tendre enfance.

    Elle m’offrait son parfum de bois de cheminée;

    Qui avait fait mourir tant de ceps de vignes,

    Dans la grande cuisine doucement imprégnée,

    De la suie des coteaux parcourant ses collines.

    J’entends encore craquer les marches d’escalier,

    Parfois le cri d’un coq est là qui l’accompagne,

    Comme porté dans ses bras m’amenant au grenier,

    Hissé au fenestron s’ouvrant sur la campagne.

    Alors je respirais son âme de vieille fille,

    M’appuyant à ses poutres tordues par son bel âge,

    J’apercevais plus bas un drapé de jonquilles,

    S’étalant autour d’elle égayant son visage.

    Tit’can I

    categorie: Mes poèmescommentaire: 6 Commentaires Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel

    LA VRAIE BEAUTE (citation)

    Posté le: 23 septembre 2009

    yul-brunner-2

    Yul Brynner

    La vraie beauté n’est pas celle qu’on a du plaisir à contempler, mais celle devant qui on doit fermer  les yeux.

    Etienne Rey
    Extrait de la préface de De l’Amour de Stendhal

    Devant celle de Yul Brynner y a de quoi tomber en syncope…

    Tit’can I

    categorie: Citationscommentaire: pas de Commentaire Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel

    LE JUMBO JET (histoire drôle)

    Posté le: 23 septembre 2009

    avion-sous-soleil-couchant

    LE JUMBO JET


    Le jumbo-jet décolle de l’aéroport de Miami.
    Après qu’il ait atteint son altitude de croisière, le commandant s’adresse aux passagers via l’interphone :
    - Mesdames et messieurs, c’est le commandant de bord Henry Headson qui vous parle. La météo est excellente, et nous prévoyons un vol sans incident. Nous devrions atterrir à l’aéroport Charles de Gaulle à 8 h 35. Après le film, je vous conseille de vous détendre et… Oh non ! Mon Dieu !
    Les passagers entendent alors un bruit sourd, puis plus rien.
    Silence de mort dans l’avion !
    Les passagers se regardent. Personne ne bouge. Les hôtesses sourient nerveusement. Mauvais signe !
    L’avion maintient pourtant son cap et son altitude.
    Soudain la voix du commandant de bord reprend à nouveau :
    - Je tiens à m’excuser pour l’incident de tout à l’heure, mais on a renversé du café brûlant sur mon pantalon ! Vous verriez le devant de mon pantalon !
    - Ah oui ! hurle un passager, venez donc voir le derrière du mien !

    categorie: Histoires drôlescommentaire: 4 Commentaires Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel

    LE VERBE AIMER (poème)

    Posté le: 23 septembre 2009

    willy-ronis-amoureux-en-haut-a-paris

    Photo Willy Ronis

    LE VERBE AIMER

    Le verbe aimer n’a pas de D,

    Au jeu du temps se fait cafard,

    Il les jette avec des idées,

    Faces changeantes du hasard.

    Le verbe aimer n’a pas de L,

    Mais il sait fort bien en donner,

    Et nous en faire pousser de belles,

    Vers de splendides envolées.

    Le verbe aimer n’a pas de K,

    De ce qui fait tous les malheurs,

    Ces jours heureux vont sans tracas,

    Tout est magique sous sa douceur.

    Le verbe aimer n’a pas de N,

    Il est même son ennemi juré,

    Pour celui qui connait la haine,

    L’amour lui, n’est pas destiné.

    Le verbe aimer n’a pas de X,

    Ses rayons sont sans gravité,

    Mais dans certains films elle existe,

    Cette croix d’insensibilité.

    Au centre d’aimer il y a un M,

    Sa pointe va vers l’intérieur,

    Dans ses bras il se fait emblème,

    De l’amour qui forme les cœurs.

    Tit’can I

    categorie: Mes poèmescommentaire: pas de Commentaire Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel

    ÊTRE JEUNE (beaux textes)

    Posté le: 23 septembre 2009

    photo-de-fillette-peinture

    Tableau de Peter Williams

    Être jeune

    La jeunesse n’est pas une période de la vie,
    elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
    une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
    une victoire du courage sur la timidité,
    du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
    On ne devient pas vieux pour avoir
    vécu un certain nombre d’années ;
    on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
    Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
    Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
    sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
    et devenir poussière avant la mort.

    Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande,
    comme l’enfant insatiable. Et après ?
    Il défie les évènements et trouve la joie au jeu de la vie.

    Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
    Aussi jeune que votre confiance en vous-même
    aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

    Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif.
    Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
    Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

    Si un jour votre coeur allait être mordu
    par le pessimisme et rongé par le cynisme,
    puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

    Samuel Ullman

    categorie: Beaux textescommentaire: 4 Commentaires Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel