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  • L’ ASCÈSE (beaux textes)

    Posté le: 24 août 2009

    maurice-bejart

    Maurice Béjart

    L’ ASCÈSE

    Je crois que l’ascèse est une des choses principales pour le développement de l’être humain et que l’ascèse est nécessaire à la construction d’un art quel qu’il soit. L’ascèse consiste à choisir perpétuellement l’essentiel.
    C’est en ne gardant que l’essentiel et le nécessaire que l’on trouve tout à coup les forces de la vitalité et de la vérité.
    Je crois que la mortification est nuisible parce qu’elle a toujours un côté de répression et qu’elle a toujours un côté qui facilite la débauche inverse… L’épanouissement doit être une ascèse, un dépouillement qui n’est pas une contrainte négative comme la mortification. Les ascètes peuvent vivre d’une façon encore plus frugale qu’une personne qui se mortifie, mais les ascètes le prennent comme une espèce de décontraction totale, alors que la mortification implique toujours l’obligation.
    L’ascèse, c’est se contenter du verre d’eau et du morceau de pain, et c’est la savourer avec délice, parce qu’au fond vous avez l’essence de la vie qui est l’eau et le pain et que vous n’avez pas besoin d’autre chose. Mais si l’eau et le pain sont une mortification, vous êtes condamnés au pain sec et à l’eau : c’est une punition. Au fond l’ascèse, c’est la joie, c’est une chose qu’on découvre petit à petit.
    Le corps doit être profondément travaillé pour trouver sa liberté. Cette liberté est au-delà de la discipline. Pour que le corps participe à cette joie et à cette liberté totale, il doit passer à travers différentes étapes purificatrices.
    Pour parler simplement du métier de danseur, un danseur est un être qui a commencé entre dix et quatorze ans à faire une série d’exercices chaque matin, et ils les fait toute sa vie, sans aucun jour d’interruption, tous les matins. Il s’impose une espèce de discipline au départ, qui lui permet de trouver sa plus grande liberté.
    Finalement, quand on me dit: “Qu’est-ce que la danse ?”, je réponds: à l’échelon des gens qui ne savent pas, c’est se mettre debout et faire n’importe quoi ; à l’échelon des très bons danseurs, c’est avoir une discipline de dix ans ou de quinze ans et faire des choses très codifiées ; à l’échelon du véritable danseur, c’est se mettre debout et faire n’importe quoi, mais après avoir passé vingt ans d’ascèse… C’est retrouver l’innocence et la liberté, mais avec un travail préliminaire.
    Le danseur idéal, ce serait un être libéré loin de notre civilisation. Je crois qu’actuellement le drame de l’époque consiste à faire croire aux gens qu’en multipliant leurs besoins on augmente leur joie. En réalité, on augmente alors leurs attaches… La seule issue pour le monde actuel, c’est non la privation, je n’aime pas ce mot-là, mais c’est la joie dans le dépouillement.

    Maurice Bejart

    Danseur et Chorégraphe Français
    L’Art sacré n°1, ler trim. 1969.

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    MON ENFANT (citation)

    Posté le: 24 août 2009

    couple-nuage-coeur

    MON ENFANT

    Mon fils, pour toi je donnerais ma main,
    mais à ta mère j’ai donné mon coeur.
    Sans une main je pourrais vivre,
    mais sans mon coeur , je meurs…

    Nilsthom


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    LAISSE TES CHAUSSETTES A VENISE (parodie)

    Posté le: 22 août 2009

    traces-de-pieds

    LAISSE TES CHAUSSETTES A VENISE

    Parodie de la chanson Laisse les gondoles à Venise
    De Ringo et Sheila.

    Laisse tes chaussettes à Venise
    Car leur odeur nous tamise
    T’en trouve pas dans ta valise
    ça commence bien !!
    Met au moins un fongicide
    Oui tu sens pas la Floride
    Et ne met plus cette musique
    J’me sens pas bien

    Tu es venu me chercher tout à l’heure pour partir dans cet état
    On a oublié l’argent chez ma sœur et il est minuit déjà
    Il fait moins deux dehors les grêlons frappent sur mes carreaux
    Mes verres correctifs sont pété, alors là c’est l’ponpon j’suis sacrément pas jojo

    Gare la bagnole à Venise
    Car là tu vois moi je crise
    On n’ouvre plus les valises
    Je pars demain
    J’fais pas d’caprice mais j’insiste
    Cette lune de miel égoïste
    Me fait devenir hystérique
    Je prend le train

    Et cette horloge qui sonne déjà, commence à bien m’esquinter
    Pas ce soir amour tu peux te brosser, et fais pas ton cinéma

    Mets pas popol en exercice
    Oui j’pars demain chez Francis
    Toi t’as aux yeux des valises
    Qui n’arrangent rien
    J’te laisse juste le fongicide
    J’pars au soleil de Floride
    Là bas y a d’la belle musique
    On prend des bains… Hein…

    La, la, la, la, la, la, la, la
    La, la, la, la, la, la, la, la
    La, la, la, la, la, la, la, la
    La, la, la, la

    Tit’can I

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    LA QUETE (chanson)

    Posté le: 21 août 2009

    marquises

    Photo des Marquises

    LA QUETE

    Rêver un impossible rêve
    Porter le chagrin des départs
    Brûler d’une possible fièvre
    Partir où personne ne part

    Aimer jusqu’à la déchirure
    Aimer, même trop, même mal,
    Tenter, sans force et sans armure,
    D’atteindre l’inaccessible étoile

    Telle est ma quête,
    Suivre l’étoile
    Peu m’importent mes chances
    Peu m’importe le temps
    Ou ma désespérance
    Et puis lutter toujours
    Sans questions ni repos
    Se damner
    Pour l’or d’un mot d’amour
    Je ne sais si je serai ce héros
    Mais mon cœur serait tranquille
    Et les villes s’éclabousseraient de bleu
    Parce qu’un malheureux

    Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
    Brûle encore, même trop, même mal
    Pour atteindre à s’en écarteler
    Pour atteindre l’inaccessible étoile.

    Jacques Brel


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    LES FEMMES (citation)

    Posté le: 21 août 2009

    silvanamangano

    Photo de l’actrice Sylvana Mongano

    Ceux qui disent toujours  du bien des femmes ne les connaissent pas assez

    ceux qui en disent toujours du mal ne les connaissent pas du tout.

    Pigault Lebrun

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