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  • LE BORD INTIME DES RIVIERES (Richard Bohringer)

    Posté le: 27 avril 2009

    arbre-dans-la-brume

    Le bord intime des rivières

    Coucou, papa, t’es là ?

    C’est vrai que tu me manques. Je pourrais me confier si t’étais là. Pas de la tarte. Tu me diras, y’a Paulo. Celui-là il est universel. Y’a pas meilleur. Il a dans le fond de l’âme une putain de petite fleur qui se transforme en phare quand il fait trop noir. Un frangin d’amour, quoi. Un obstiné.

    Coucou, papa, on aurait fait du cerf-volant. Toute la vie. T’aurais tout su faire, j’aurais été ébloui. T’aurais rien su faire, j’aurais aimé ton odeur d’after-shave le matin. Rasé pour faire semblant d’aller au boulot. Du pipeau. Pas de boulot. Je t’aurais aimé, je t’aurais protégé, je t’aurais compris.

    Coucou, papa. Je t’aurais vu tourner autour de maman chaque soir avec la même envie, avec le même amour qu’il y a trente ans.

    T’es plus là. T’as jamais été là. Ou si loin qu’il a fallu que je mette le turbo pour lire ton visage les quelques fois où on s’est croisés. Je ne suis pas triste.

    J’aurais été le fils de l’Indien. Pourtant t’étais pas indien. T’étais soldat. Soldat allemand. On s’est ratés. J’ai fait semblant de ne pas aimer les Allemands. Un vrai jeune con qui a tout fait pour garder son chagrin d’orphelin.

    Un jour ou l’autre, on le fera en haut, là-haut, ce qu’on n’a pas fait en bas, tout en bas. Ton absence m’est souvent invivable. Papa. Y’a un truc qui a déconné dans notre histoire. Peut-être c’est très bien comme ça. Souvenir de toi. Malicieuse lassitude au coin des yeux. Comme les hommes qui ont vécu les théories. Coucou, papa, t’es là ?

    Aimé trop tard. J’étais déjà grand. Le fils du boche. La photo du père en uniforme d’officier allemand au fond du meuble. Passer des heures à la regarder pour y trouver les traces du tyran. Impossible pourtant. Je pouvais pas être le fils d’un nazi. J’ai pleuré, Paulo. Y’avait que les voies ferrées sous la lune qui me faisaient du bien. Je t’ai remplacé. Plusieurs fois. Oui, les fils sont gourmands.

    Un peu plus haut vers la forêt, il y avait une colline avec un grand champ plein de vent, je m’en souviens. Le père riait, le fils s’envolait au bout du cerf-volant. Moi je ne riais que si mon frère le faisait. Il paraît que mon père m’aimait. C’est con la vie. C’était beau ce jour-là. Je me souviens. La lisière de la forêt. Sa fraîcheur. Le bruit de nos respirations. Cet homme, mon père. Et mon frère. Je l’aimais bien, mon frère. Révolté. Indépendant.

    Il a cramé dans sa caisse. Sous un camion. Sur une route au petit matin. Dans mes oreilles claque la voile du cerf-volant.

    Richard Bohringer – Le bord intime des rivières

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    LES FEUILLES MORTES (poésie)

    Posté le: 26 avril 2009

    couple-de-dos-sur-banc

    LES FEUILLES MORTES

    Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
    Des jours heureux quand nous étions amis,
    Dans ce temps là, la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Tu vois je n’ai pas oublié.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi,
    Et le vent du nord les emporte,
    Dans la nuit froide de l’oubli.
    Tu vois, je n’ai pas oublié,
    La chanson que tu me chantais…
    C’est une chanson, qui nous ressemble,
    Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
    Nous vivions, tous les deux ensemble,
    Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
    Et la vie sépare ceux qui s’aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit.
    Et la mer efface sur le sable,
    Les pas des amants désunis.
    Nous vivions, tous les deux ensemble,
    Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
    Et la vie sépare ceux qui s’aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit.
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis…

    Jacques PREVERT

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    GOUT DE LA VIE (citation)

    Posté le: 26 avril 2009

    tulipe-jaune

    Je suis pour l’augmentation du goût de la vie

    Jacques Dutronc

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    LA MEILLEURE CHAINE DE LETTRES… (HUMOUR)

    Posté le: 25 avril 2009

    dessin-couple-lit-excuses

    LA MEILLEURE CHAINE DE LETTRES….

    Cher ami,

    Cette lettre à chaîne est rédigée dans l’espoir d’apporter soulagement et bonheur à tous les maris fatigués et déprimés. Contrairement aux chaînes de lettres ordinaires, il n’est pas question d’argent. Il s’agit simplement pour toi d’envoyer des copies de cette lettre à six de tes amis mariés, qui sont aussi fatigués et déprimés. Puis, tu expédies ta femme à celui dont le nom apparaît en tête de liste, et tu ajoutes ton nom au bas de la liste.

    Quand ton nom parviendra en tête de cette liste, tu recevras 16487 femmes, et certainement, quelques-unes d’entre elles seront de vrais petits bijoux.

    Attention cependant, il ne faut pas négliger cette lettre. Un type en effet a cassé la chaîne et sa propre femme lui est revenue !!!

    J’espère que tu ne prendras pas ce risque.

    Cordialement…

    Jean Peuplu

    PS. Au moment où j’écris cette lettre, un de nos amis que tu as bien connu a reçu 347 femmes. On l’a enterré hier, avec le sourire aux lèvres…

    categorie: Humourcommentaire: 4 Commentaires Edition: Imprimer Imprimer Mel Mel

    CARESSES (citation)

    Posté le: 25 avril 2009

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    Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres.

    Sans elles, l’amour meurt par la racine.

    Nathaniel Hawthorne

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