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  • NOSTALGIE (mes souvenirs de jeunesse)

    Posté le: 31 janvier 2008

    bretagne-marre-basse

    Je me souviens des croûtes trop cuites du pain que je mangeais sur le chemin du retour de la boulangerie.

    Des ailettes d’hélicoptère qui tombaient des arbres et qu’on lançait en l’air.

    Des chaussettes tricotées avec l’élastique qui nous cillait la circulation sous le genou et qui laissait des marques.

    De la traque aux crapauds dans le lavoir en ciment de ma grand mère.

    De la carriole de pêcheur de mon grand père avec ses roues de vélo remplit de crabes et de poissons avec les algues par dessus.

    Du solex de ma grand mère qui me ramenait de l’école debout sur le marche pieds grisée les cheveux au vent.

    Des habits du dimanche qu’il ne fallait pas salir.

    Des premiers bics jaunes qui remplaçaient la plume.

    Du premier collant en dentelle blanche et des gants blancs pour aller à un mariage, et de mon panty rose.

    Quand mon oncle me jetait de ses bras vers le plafond.

    Des échanges de bonbecs à la sortie de la boulangerie (he ça vaut pas… Ou alors c’lui là en plus… T’es dac…)

    Des filets de pêche de mon grand père et de l’odeur de poisson dans la cabane sur le sable.

    Quand mon grand père faisait chauffer son goudron pour y tremper ses casiers de pêche en grillage, et qu’on en avait des morceaux collés aux pieds.

    Des morceaux de liège et des pierres qui devenaient des rôtis et poulets à vendre chez la marchande.

    Des parties de cache cache dans les champs de choux fleurs et d’artichauts en sautant les talus.

    Des immenses tas de goémons sèchant sur les dunes qui piquaient nos jambes quand nous grimpions dessus et d’où nous sautions.

    De la bataille de pommes de terre pourries trouvées dans un champ.

    Quand je prenais mon élan pour sauter du haut des dunes dans le sable doux à pieds joints.

    Des tempêtes en mer qui faisait écho sur le mur de ma chambre.

    De la douce musique de la pluie sur les ardoises du toit qui me berçait.

    Des fou rire en vendant des billets de tombola au porte à porte en découvrant les noms de certains.

    De cette bosse sur le bitume près de chez moi où je disais à mon père en voiture d’accélérer pour faire sauter mon cœur.

    De ma tête coincée entre les barreaux du dossier d’une chaise et qu’on a mit du temps à m’en sortir.

    Quand ma sœur a traversé la porte vitrée en courant dans le HLM voisin.

    De Pédro qui vendait ses glaces dans son petit camion chaque été en bas des immeubles et qui nous mettait tous les parfums sur une seule boule.

    D’un chantier interdit au public où je m’étais enfoncée les jambes jusqu’aux genoux dans la boue avec mes bottes en cuir neuves.

    De mon chien Titi qui n’a jamais autant été sortit avec moi pour retrouver les copains ados du quartier.

    Tit’can I

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    CHEZ LA MERE A TIT’CAN I

    Posté le: 31 janvier 2008

    J’ai les larmes qui me viennent à chaque fois que j’entends cette chanson car c’est l’appart des parents de Tit’can I que décrit Renaud.

    Avec les mêmes babioles, nous c’était un crocodile en plastique sur le mur de la salle à manger, la poupée lampe sur la TV, et le chien en plastique sur la table du salon, la sainte vierge en flacon d’eau bénite, la tapisserie avec les faons et les biches dans l’entrée, et ma chambre au bout du couloir…

    Et c’était le plus beau logement du monde.

    “Dis maman tu pourras me donner la poupée lampe pour chez moi quand je s’rai grande…”

    LA MERE A TITI
    Sur la tabl’ du salon
    Qui brille comme un soulier
    Y a un joli napp’ron
    Et une huitr’-cendrier
    Y a des fruits en plastique
    Vach’ment bien imités
    Dans une coupe en cristal
    Vach’ment bien ébréchée
    Sur le mur, dans l’entrée
    Y a les cornes de chamois
    Pour accrocher les clés
    D’ la cave où on va pas
    Les statuettes africaines
    Côtoient sur l’étagère
    Les p’tites bestioles en verre
    Saloperies vénitiennes
    C’est tout p’tit, chez la mère à Titi
    C’est un peu l’Italie
    C’est l’ bonheur, la misère et l’ennui
    C’est la mort, c’est la vie
    Y a une belle corrida
    Sur un moche éventail
    Posé au d’ssus du sofa
    Comme un épouvantail
    Sur la dentelle noire
    Y a la mort d’un taureau
    Qui a du mal à croire
    Qu’il est plus sous Franco
    Y a une pauvre vierge
    Les deux pieds dans la flotte
    Qui se couvre de neige
    Lorsque tu la gigotes
    Le baromètr’ crétin
    Dans l’ancre de marine
    Et la photo du chien
    Tirée d’un magazine
    C’est tout p’tit, chez la mère à Titi
    Mais y a tout c’ que j’ te dis
    C’te femme là, si tu la connais pas
    T’y crois pas, t’y crois pas
    Sur la télé qui trône
    Un jour j’ai vu un livre
    J’ crois qu’ c’était Le Grand Meaulne
    Près d’ la marmite en cuivre
    Dans le porte-journeaux
    En rotin tu t’en doutes
    Y a Nous-Deux, l’ Figaro
    L’ Catalogue d’ la Redoute
    Pi au bout du couloir
    Y a la piaule à mon pote
    Où vivent ses guitares
    Son blouson et ses bottes
    Sa collec’ de B.D.
    Et au milieu du souk
    Le mégot d’un tarpé
    Et un vieux New Look
    C’est tout p’tit, chez la mère à Titi
    Le Titi y s’en fout
    Y m’ dit qu’ sa vie est toute petite aussi
    Et qu’ chez lui, c’est partout
    Quand y parle de s’ barrer
    Sa mère lui dit qu’il est louf’
    Qu’il est même pas marié
    Qu’ ses gonzesses sont des pouffes
    Et qu’ si y s’en allait
    Pas question qu’y revienne
    Avec son linge sale à laver
    A la fin d’ chaque semaine
    Alors y reste là
    Ettouffé mais aimé
    S’occupe un peu des chats
    En attendant d’ bosser
    Y voudrait faire chanteur
    Sa mère y croit d’ailleurs
    Vu qu’il a une belle voix
    Comme avait son papa
    C’est tout p’tit, chez la mère à Titi
    C’est un peu l’Italie
    C’est l’ bonheur, la misère et l’ennui
    C’est la mort, c’est la vie

    Paroles et chanson de Renaud

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    CALOR

    Posté le: 31 janvier 2008

    Madame: Allez… S’il te plaît chéri ?
    Monsieur: Non. Laisse-moi tranquille.
    Madame. Allez, ça ne te prendra pas trop de temps.
    Monsieur: Après je ne saurai pas me rendormir.
    Madame: Mais sans ça, je ne pourrai pas dormir.
    Monsieur: Je voudrais bien savoir pourquoi tu penses à des trucs pareils au beau milieu de la nuit?!
    Madame: Parce que je suis brûlante!
    Monsieur: Toi, tu es chaude au pire moment, vraiment.
    Madame: Si tu m’aimais, je ne devrais pas avoir à insister comme maintenant pour que tu le fasses
    Monsieur: Si tu m’aimais MOI, tu aurais plus de considération pour moi.
    Madame: Alors tu ne m’aimes plus.
    Monsieur: Mais si je t’aime, mais laisse tomber ça pour cette nuit, OK.
    Madame: (sanglots)
    Monsieur: (Aaarrghh-soupirs) D’accord, je vais le faire, tu as gagné.
    Madame: Qu’est-ce qui se passe chéri? Tu as besoin d’éclairage?
    Monsieur: Je ne trouve pas…
    Madame: Ben vas-y à tâtons, tu vas quand même bien y arriver.
    Monsieur: Ça y est, voila. J’y suis. Alors, heureuse?
    Madame: Ahhhh, enfin, OUI, comme ça fait du bien!
    Monsieur: Bon, la prochaine fois que tu voudras dormir la fenêtre ouverte, t’iras l’ouvrir toi-même!

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    COCHON

    Posté le: 31 janvier 2008

    Un peu “mûr” ce cochon…

    Tit’can I

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    PERE FILS

    Posté le: 31 janvier 2008

    A quatorze ans, je trouvais mon père tellement ignorant que j’avais peine à le souffrir; mais à vingt et un ans, je fus étonné de constater tout ce qu’il m’avait appris dans l’espace de sept ans.

    Samuel Langhorne Clemens dit Mark Twain.

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