LA LISTE DE MES ENVIES Grégoire Delacourt

Où quand on donne un prix à une vraie DAUBE…

 

LA LISTE DE MES ENVIES

 

Comment vous expliquer la lecture de ce livre qui m’a fait comprendre qu’il est inutile d’avoir du talent aujourd’hui pour vendre un livre, il suffit d’avoir de bons copains dans le milieu de l’édition, de bonnes têtes de gondoles chez les libraires pour présenter votre bouquin, et le tour est joué.

Ce livre j’ai bien failli le balancer contre un mur tellement il m’a consterné mais à un point INIMAGINABLE !!!

Je me demande encore comment j’ai pu tenir jusqu’au bout, enfin je l’ai lu en ayant la grippe et surtout en ayant plus rien d’autre sous la main, ceci expliquant sans doute cela…

D’abord le style de l’auteur, faut bien chercher car il n’y en a pas, ou alors il est nègre dans la collection Arlequin, parce là on atteint le degré zéro de l’écriture, et on offre le PRIX DES LECTEURS pour un tel NAVET !!!

Pour moi c’est bon je n’achèterai plus jamais UN PRIX DES LECTEURS, maintenant je suis VACCINÉE, encore heureux je l’ai acheté en livre de poche, ça aura un peu limité les dégâts sur la dépense mais n’empêche…

Pour ce qui est de l’histoire, si on peut dire qu’il y en a une, non seulement le personnage principal qui est une femme modeste n’est aucunement attachante, mais pire par le style de la narration et avec sa logique de pensée, l’héroïne a commencé très vite à me taper sur les nerfs mais d’une force, tant sa naïveté pour pas dire niaiserie totale est hallucinante. C’est bien beau de vouloir décrire une brave femme qui accepte tout de la vie, mais encore faut-il savoir le faire jusqu’à un certain degré et avec finesse. Ici rien de tout ça, on croirait lire un roman photo « Nous Deux » des années 60, quelques moments lubriques en plus… Et comme si ça suffisait pas, l’auteur n’a pas eu peur de nous faire croire que Belle du Seigneur est la référence littéraire de cette femme qui aurait semblé plus crédible à lire closer vu ses conversations avec ses copines, ou à s’extasier devant des revues de tricots et broderies puisqu’elle tient une mercerie et un blog de brodeuse, mais non Delacourt n’est pas à une incohérence prêt… De plus il lui fait utiliser l’imparfait du subjonctif qui ne correspond pas du tout au style du personnage surtout à ce que l’on sait de son passé, son éducation.

Quant à l’histoire conjugale, alors là on frôle le glauque, les descriptions des scènes d’amour du couple sont pitoyables, voir carrément indigestes par moment, un vrai tue l’amour, mais elle l’aime quand même son Jo qui la traite comme un GROS TAS D’BIDOCHE !!!  Car oui vous avez bien ouïe, il s’appelle Jocelyn (fallait oser mettre deux prénoms identiques, mais c’est pour donner une logique à la tournure de la fin de l’histoire… J’en frémis encore de déception de cette fin…)

En plus le livre regorge de clichés, et vas-y que je te guimauve à tous bouts de pages, rien ne nous est épargné, quant au gain du loto, on ne peut pas croire une seule seconde à la manière dont Jocelyne réagit face à ça, car ok elle est bien gentille la Jocelyne, mais à ce stade là, c’est plus un débordement de la connerie humaine…  Mais Delacourt tient absolument à ce qu’elle ne soit pas vraiment comme tout le monde cette pauvre femme qui a subit tant d’épreuves, vivant modestement mais ayant pleins de listes de petites envies, mais qu’elle n’assouvit pas parce qu’elle se refuse d’encaisser le chèque de son loto… LOGIQUE !

Bref c’est tellement peu crédible, c’est d’un niais, c’est lourdingue, et pour moi ce fût un vrai calvaire de terminer ce livre.

Je reste totalement atterrée du marketing qu’on a fait autour de ce bouquin, tout comme 50 Nuances de Grey qu’on m’avait offert, et que j’ai laissé tombé au bout de qques pages, pour moi c’est du même niveau de nullité invraisemblable, et le pire, ces livres là sont traduits en plusieurs langues, ce qui voudrait dire que la ménagère de plus de 40 ans du monde entier achète, ou se laisse avoir par le système de vente de ces histoires nullissimes de nanas à l’eau de rose (ici plutôt à l’eau de boudin…) à qui il arrive l’impensable dans des situations d’un ridicule et d’une incohérence qui laisse pantois, et tout ça dans un genre d’écriture pas plus développé qu’une gamine de 12 ans ne l’aurait fait dans son journal intime…

Voilà encore un énième livre foutage de gueule qui finira à la poubelle, car ça ne mérite même pas une place sur une étagère.

Tit’can I

 

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