L’ARAIGNE HENRI TROYAT

araigne

L’un des meilleurs romans que j’ai pu lire.

Dans cette histoire Troyat nous dépeint un personnage fragile et mesquin, égoïste et manipulateur

C’est un excellent roman psychologique où l’on découvre un homme, Gérard Fonsèque, rempli d’un profond mal-être et d’une jalousie maladive.
La cohabitation avec une femme le répugne. Seule la présence de ses 3 sœurs comptent pour lui et il est prêt à tout pour qu’elles restent à ses côtés leur vie entière…

Gérard Fonsèque est un vieux garçon, qui vit dans l’appartement familial entre sa mère et ses trois sœurs. Quand Luce se marie avec Paul Aucoc, Gérard sent qu’il perd de son emprise sur son entourage. du fond de sa chambre, retranché dans sa chambre sombre, il rumine des plans tortueux pour garder ses sœurs et sa mère auprès de lui. Prêt à tout pour faire échouer le mariage de sa sœur Elisabeth, il ment, déforme la vérité. Et quand il apprend que Marie-Claude, la dernière à ne pas avoir quitté le nid, s’apprête à défaire ses liens, il invente un stratagème odieux pour retenir toute l’attention.

« La vie ne s’obtient pas, elle s’accepte », cette phrase est l’essence même de ce roman. Il nous fait réfléchir sur le but de notre existence. Le personnage principal, grand littéraire qui porte un regard critique et hautain sur les petites gens sans culture, refuse de comprendre l’envie de ses trois sœurs d’une vie de famille simple, calme, facile. Ses bonnes intentions de vouloir pour elles le meilleur ainsi que sa volonté de rester le maître incontesté et puissant de sa famille aura l’effet inverse. Il est le seul responsable de son malheur et de sa chute. Le lecteur de par sa vision externe voit les rouages de sa vie se corroder et se dissocier sans possibilité de retour.

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