PAROLES D’INDIENS

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Frank A. Rinehart était un photographe à Omaha dans le Nebraska, en 1898 il reçut une commande pour photographier le Congrès Indien.

 Plus de 500 Indiens de 35 tribus venaient y assister ce qui lui permit de réaliser ces superbes portraits dans son studio.

PAROLES D’INDIENS

Regardez, mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour !

Chaque graine est éveillée et de même tout animal est en vie. C’est à ce pouvoir mystérieux que nous devons, nous aussi, notre existence et c’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre.

Cependant écoutez-moi, mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race –– petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui devenue tyranique. Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.

Sitting Bull Guerrier Sioux

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 » Comment peut-on acheter ou vendre le ciel ou la chaleur de la terre ?Cette manière de penser nous est étrangère.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air ni le miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous les acheter ? « 

 Chef Seattle.

 Non, vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quel genre d’hommes doivent-être les EUROPÉENS ? Quelle espèce de créature choisissent-ils d’être ? Les Européens, ceux qui sont forcés de faire le bien et qui n’ont, pour éviter le mal, d’autre inspiration que la peur et la punition. Si je te demandais quel est cet HOMME, tu me répondrais un FRANÇAIS, mais moi je te prouverai plutôt que c’est un CASTOR. Car l’HOMME n’est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, sait la lecture et l’écriture et montrer mille exemples de son industrie…

Qui vous a donné les terres que vous habitez maintenant ? De quel droit les possédez-vous ? Elles appartiennent toujours aux ALGONQUINS En vérité, mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient HURON. Je vois clairement la profonde différence entre ta condition et la mienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j’ai l’entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plait, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit. Il n’en est pas de même pour toi, ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine ; ton Vice-roi dispose de toi ; tu n’as pas la liberté de faire ce que tu as dans l’esprit ; tu as peur des voleurs, des faux-témoins, des assassins,  etc., et tu dépends d’une infinité de personnes dont la place est située au-dessus de la tienne. N’est-ce pas vrai ?

Adario était un chef Huron du dix-septième siècle connu pour sa bravoure et sa sagacité. Habile diplomate, médiateur entre les tribus, il fut un grand pacificateur.

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