JEAN PAUL SERMONTE Mon Voyage poème

meditation

MON VOYAGE

 

Pendant que tu parcourais la terre

En pensée je parcourais ton corps

Je découvrais Vérone et Cythère

Le Mont Olympe et l’intime Angkor

 J’ai marché sur les pas de ton âme

J’ai vu ainsi d’étranges pays

Des mers de glace s’offrant aux flammes

J’ai vu le Vésuve et Pompeï

 J’ai suivi le parcours de tes veines

Me suis endormi dans tes cheveux

Ton cœur battait d’inquiétudes vaines

D’un regret sourd, de troublants aveux

 En lui j’ai lu les anciennes stances

Des amants de ton passé fougueux

Ceux que tu jugeais sans importance

Peut-être suis-je déjà l’un d’eux?

 Dans la paume d’une main secrète

J’ai vu des firmaments s’embraser

Et mon destin aux lignes discrètes

Attendre pour vivre ton baiser

 J’ai ouvert ton corps comme un ouvrage

J’ai bercé tes seins au parfum clair

Blotti ma bouche au point des orages

Pour y boire le sang des éclairs

 J’ai hanté ton baiser et ta fièvre

Ta chaleur ton souffle sensuel

Goûté ton Rimmel ton rouge à lèvres

La morsure d’un rire cruel

 J’ai vu des héliotropes mauves

Dans ton regard et d’ardents braseros

Dans la toison fine d’une alcôve

J’ai laissé le cristal d’un sanglot

 Je me suis assis au bord d’un songe

Sur ton ventre j’ai posé ma joue

Je n’ai pas vu en toi de mensonges

Mais tu joues sans savoir que tu joues.

 J’ai pénétré dans tes yeux qui brillent

Là où tu déguises tes secrets

J’y ai vu une petite fille

Qui semblait attendre et qui pleurait.

 Pendant que tu parcourais le monde

En pensée je parcourais ton corps

Ton âme est une aube si profonde

Même sans toi j’y demeure encor.

Jean Paul Sermonte

Ce contenu a été publié dans Poèmes, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *