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  • sept 02 2010

    IMPROVISATIONS THEATRALES

    Quand des acteurs doivent improviser sur un thème qu’ils ne connaissent qu’à la dernière minute ça donne des réparties les plus folles.

    Le plus dur étant de garder son fou rire à l’intérieur, et ça ça n’est pas toujours  facile…

    Ici une québécoise et un français, ils n’ont peur de rien, un vrai délire !!

    Pensez auparavant à stopper ma bande son à droite de la page…

    Ici c’est une impro sur un visionnage, et quand deux hommes doublent deux femmes ça donne un genre un peu spécial aux dialogues…

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    sept 02 2010

    HOMMES ET FEMMES (citations)

    Plus je vois les hommes, moins je les aime,

    si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.

    George Gordon Noel

    Les jambes permettent aux hommes de marcher

    et aux femmes de faire leur chemin.

    Honoré de Balzac

    Les hommes commencent par aimer l’amour et finissent par aimer une femme.

    Les femmes commencent par aimer les hommes et finissent par aimer l’amour.

    Honoré de Balzac

    Les femmes désirent ce qu’elles aiment

    Les hommes aiment ce qu’ils désirent.

    Sacha Guitry

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    sept 01 2010

    LE CARNAVAL DES SENS (poème)

    LE CARNAVAL DES SENS

    Dans ma nuit je dormais, quand, de ta main tu fis
    Cette caresse au front que je pris pour tes lèvres.
    Ô qu’il fut doux alors, en m’éloignant des fièvres,
    Ce baiser imagé par tes doigts adoucis !

    Et pour me rassurer de la moiteur d’antan,
    Tu plaças posément ta lèvre à mon oreille
    Et fis le bruit du vent dans la salsepareille,
    Quand le ciel est humide et le vent est d’autan.

    Ta voix près de mes yeux chantait des airs anciens,
    Par des mots de couleurs qui parlaient de mariage
    Qui parlaient de la mer et de barque au mouillage.
    J’y voyais un orchestre et mille musiciens.

    Lors penchée à demi, dans la fraîcheur du soir,
    Tes seins tombants et lourds retrouvèrent ma bouche
    Et ton ventre amena mes ailes d’oiseau-mouche
    Près d’un coquelicot qui servit d’ostensoir.

    Quand sous le voile clos connu de mes doigts gourds,
    Je trouvais du lichen près d’une chaude source,
    Il ne faisait plus sombre autour de la Grande Ourse :
    Les sept étoiles d’or s’effaçaient dans le jour.

    Daniel

    Merci mon ami poète pour ce magnifique cadeau que tu nous offres.


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    août 30 2010

    VINGT ANS (poème)

    Ma fille

    Photo de bdm

    VINGT ANS

    A 20 ans c’est la certitude,

    D’aimer la vie sans servitudes,

    C’est bien des idées de parents,

    On les leur laisse, on a bien l’temps.

    20 ans c’est quelques folles envies,

    Qui durent si peu le long d’une vie,

    Alors parfois on se projette,

    Dans des rêves sans queues ni têtes.

    On aime sans trop savoir pourquoi,

    Mais on n’aime pas qu’on nous aime pas,

    Et puis on cherche l’amour d’une vie,

    Car ça aussi c’est une folie.

    Même si ça semble un peu ringard,

    Auprès du copain qui s’égare,

    On veut des amours qui rassurent,

    Aimer follement mais sans blessures.

    Si on claque tout en une seule nuit,

    L’instant des regrets amoindris,

    C’est qu’à 20 ans on se pardonne

    Les excès qui vous tourbillonnent.

    Ces moments loin des inquiétudes,

    Inverses au poids des ans d’études,

    Sont comme un souffle de survie,

    On n’a pas 20 ans toute la vie.

    Tit’can I

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    août 25 2010

    FIGURES DE STYLE A LA MANIERE DE RAYMOND QUENEAU

    Europe vue par les français...

    FIGURES DE STYLE A LA MANIERE DE RAYMOND QUENEAU

    A partir d’un petit texte je vous propose plusieurs versions plus où moins disjonctées de cette histoire banale de déménagement…

    Voici le texte :

    Un camion bloque une rue bordée d’arbres. Ses portes sont grandes ouvertes et laissent voir un ensemble de meubles et bibelots variés. Des automobilistes impatients klaxonnent.

    Un homme plutôt rondelet et transpirant à grosses gouttes apparaît d’un immeuble, il porte un lourd fauteuil. Une jolie femme dans une robe légère s’arrête sur le trottoir pour le laisser passer. Quelqu’un en profite pour lui voler son sac à main.

    Version distinguée

    Un camion tout à fait adapté aux circonstances est arrêté au milieu d’une rue de la capitale afin de permettre à des concitoyens de déménager.

    Des meubles divers et objets précieux assemblés dans le véhicule offrent un condensé de vie aux yeux des passants.

    Dans leurs voitures, quelques automobilistes impatients font bruire leurs avertisseurs sonores.

    Un homme rubicond porte un fauteuil Empire. Une belle femme élégante ralentit sa marche pour le laisser passer.

    Un énergumène du plus mauvais genre en profite pour lui soustraire son sac à main.

    Version campagnarde

    Ben c’est ti quoi ce fourbi ?!  J’aurai mieux fait de n’point v’nir par ici si j’avais su.

    Mais quel bazars y z’ont ces gens !  C’est ti pas dieu possible d’avoir tant de bricoles dans une seule baraque !!

    Si Germaine voyait tout ça,  c’est qu’elle en aurait le tournis comme dans une lessiveuse.

    Pi l’aut bougre qu’en peut plus de charrier l’bastringue.

    Pôv trot’ bête, pour sûr qu’y serait mieux à tâter des pies de vaches, que de s’user les os sur le bitume.

    Et cette jeunette qu’est ben pâlichonne, son corsage est pas ben remplit, elle serait t’y pas un peu faiblarde que ça m’étonnerai point.

    Faut dire qu’ici l’air est pas ben sain, et pi y’a trop d’voyous.

    Version vulgaire

    Alors tu l’bouge ton putain d’ tas d’boue !!!

    Emmerder son monde à l’heure de pointe y a pas idée, et dans c’coin de snobinards en plus, y’en a qu’on tous les culots !!

    Ouai c’est moi qui t’cause !! Et tu vas t’en prendre plein les tympans si tu t’actives pas plus vite que ça mon zozo.

    Surtout te presses pas avec ton repose cul.

    Tu vois pas que tu gênes aussi la gonzesse qu’a pas l’air plus éveillée que toi, cette niaise qu’est même pas fichue de faire gaffe à son sac à fouillis, et l’aut’ débile qui vient de lui faire un méchant tour de magie.

    Mais avec vos gueules d’illuminés c’est pas étonnant !!!

    Tous des empaffés dans ce bled.

    Version époque

    Je crains fort Monseigneur que nous ne soyons tenus de faire halte près de cette auberge. Cette charrette à bœufs qui charroie quelques mobiliers et autres breloques semble prendre peine à s’emplir.

    Voyez ce pauvre hère qui se débat avec cette lourde bergère, il semble bien décrépit l’animal.

    Oh la délicieuse cousette qui s’approche ! Elle est telle la Duchesse de Nevers dans sa toilette printanière.

    Mais que vois-je ? Un manant qui lui vole sa bourse !

    Oh le coquin ! Oh le fat ! Il lui en cuira si mes gardes lui pourfendent le gosier.

    Ce pays regorge de canailles amenant quelques déplaisirs. Heureusement il y a aussi quelques grâces à se montrer ferme avec ces malotrus, la drôlesse me sera redevable de quelques petites satisfactions…

    Version olfactive

    Des camions comme ça, j’en ai conduit, mais le mien on pouvait dire qu’il sentait bon la rose parce que je faisais le transport des fleurs. Je vous dis pas quand c’était l’époque du mimosa dès qu’on ouvrait les portes, on en prenait plein les narines.

    Ici dans ce quartier ça sent plutôt le fric, rien qu’à voir tout ce chargement.

    Leurs meubles dégagent des essences de bois précieux, mais leurs vêtements des odeurs de naphtaline.

    Le gars qui charge le camion lui, ne doit pas sentir le lilas à mon avis, il dégouline de sueur.

    Par contre je serai bien content de renifler la belle demoiselle, à mon avis elle doit dégager des fragrances de violettes, en tout cas ça irait bien avec sa robe à fleurs.

    Celui qui vient de lui voler son sac, a lui semble-t-il, flairé le bon coup !!

    Version passéiste

    Ah c’était pas à mon époque qu’on aurait vu de tels laissés aller. Et puis la population était autrement mieux éduquée qu’aujourd’hui, elle savait se tenir.

    Maintenant quand je vois le gaspillage que font les gens avec tous ces bibelots qu’ils achètent et qui ne servent à rien.

    Ensuite ils viennent encore se plaindre que la vie est difficile, s’ils avaient connu la guerre comme moi ils se contenteraient de bien moins.

    Heureusement ça fait plaisir de voir des femmes comme celle-ci, aussi bien mise que l’étaient les jeunes filles de ma jeunesse qu’un rien habillait, et pour bien moins cher.

    Certaines confectionnaient leurs propres vêtements, y’avait pas toutes ces boutiques, de toute façon on n’avait pas le sou pour se payer quoi que ce soit.

    C’était un temps où on ne volait pas des sacs à mains, même les pauvres avaient de l’honneur, le monde est devenu fou.

    Version zonarde

    C’est quoi ce truc de ouf ?

    Y a encore des viocs qui s’cassent de c’quartier pourave avec leurs brocante de naze.

    Et l’aut bouffon qui va bientôt cracher ses poumons dans l’camion, y m’fait trop pitié.

    La bourge qui s’prend pas pour Madona, elle craint trop d’avoir oubliée sa culotte où quoi !! Comment qu’est’ce bouge c’te grognasse !!

    Et ses fringues qu’elle kiffe c’est trop d’la daube, même dans une cave j’en voudrais pas de cette blairotte, elle est trop relou.

    Manquait plus qu’mon pote cagoulé pour chouraver le fric de la meuf dans c’coin de teubé.

    Ouai ben lui y fait pas semblant de vivre.

    Version paranoïaque

    Je trouve ça bizarre que cette rue soit ainsi bloquée. Et puis ce type là, il semble bien louche à transpirer autant.

    J’suis sûr qu’il est en train de cambrioler un appartement, surtout qu’il embarque que des objets de valeurs.

    Et puis cette femme en robe qui semble faire le guet en bas de l’immeuble, c’est certainement sa complice, elle avance nonchalamment comme si de rien n’était.

    Tiens ! elle s’arrête maintenant à son niveau en le regardant, à tous les coups ils ont un code entre eux.

    Voilà un mec qui vient pour lui prendre son sac, c’est pas un moyen de détourner l’attention ça ?

    Y en a qui prévoient tout. Je passerai plus par ici faut se méfier des beaux quartiers.

    Version Militaire

    Les obus, lances roquettes, et missiles sont dans le camion qui bloque la rue mon colonel.

    Nos hommes sont en place, prêt à l’action.

    Une femme s’est approchée du convoi, elle semble espionner, nous restons en vigilance.

    Elle a échangé rapidement une pochette avec un individu cagoulé, nous l’avons coincé plus loin dans le quartier nord ouest, la dite pochette ne renferme rien de compromettant.

    Nous ferons néanmoins un interrogatoire poussé des deux individus mon colonel.

    A vos ordres mon colonel.

    Version nombriliste

    Moi j’ai conduis un camion comme celui là, mais c’était autre chose, on n’avait pas tout ce confort qu’ils ont maintenant, mais nous on étaient des vrais routiers.

    Quand je vois tout ce fratras d’ancien, je préfère de loin mes meubles modernes, y z’ont pas tout ce chichi, toutes ces dorures.

    Moi mes meubles ne s’écroulent pas comme ce pauvre mec sur ce trottoir.

    Et cette femme, quel âge elle a ?

    Elle doit pas avoir loin de l’âge de ma femme mais en plus craneuse. Faut toujours que les femmes chics ça crane, c’est plus fort qu’elles.

    Résultat elle vient de se faire piquer son sac à main de luxe, ma femme elle n’en porte jamais, c’est moi qui paye tout.

    Version obsédé sexuel

    Tiens tiens, un camion des déménageurs bretons, j’ai un dvd où qu’c'est marqué pareil, mais eux ils déménagent de la chair fraiche et ça se passe pas que dans un camion.

    Le mec qui tient le fauteuil, il ressemble un peu beaucoup au patron du club d’échangisme on dirait.

    Yé la garce elle a une jolie paire de nibars que je tâterais bien à pleine mains, et l’autre PD qui lui pique son sac à main.

    Ben moi à la frigide c’est pas ça que je lui aurait touché en passant.

    Dans son baise en ville j’s’rais pas étonné qu’elle cache un sex toy, toutes des salopes.

    Version critique

    J’ai constaté que ce quartier devenait franchement détestable. Mêmes les arbres sont en pleine agonie dans cette rue. Des camions bloquent régulièrement des jaguars et autres porches de friqués de tous ces hommes d’affaires qui pestent dans leurs véhicules et attendent sans jamais couper leurs moteurs, et bien sûr pendant tout ce temps ça laisse la climatisation à plein régime, bonjour la pollution et la consommation de carburant !

    Et puis on voit maintenant de plus en plus ces gens pas très nets sur eux, comme cet homme qui transpire lamentablement, c’est d’un négligé. C’est comme l’état des trottoirs de plus en plus dégoutants, franchement ils pourraient faire un effort.

    Et cette femme si elle réfléchissait un peu, elle aurait dû changer de trottoir, ça lui aurait sans doute évité de se faire arracher son sac à main, après on s’étonne que les commissariats soient pleins.

    Faut savoir prévoir dans la vie, mais les gens se moquent de tout.

    Version poétique

    Des camions qui bloquent les rues

    Leurs ventres sont comme des obus

    Emplissant les quartiers ventrus

    Les hommes ont des rêves qui tuent.

    Version féminine

    Ce camion blanc de déménagement n’est pas très propre, pour un quartier comme celui là, ça fait tache.

    Y a pas mal de belles choses dedans. Quel joli fauteuil !  Il est ancien mais c’est assez tendance, il irait bien dans mon salon.

    Oulah le mec qui arrive est un peu trop enrobé, il me fait peine, faudrait qu’il fasse un régime.

    Et cette fille elle à l’air du quartier, vu le chic de ses escarpins. Je parie qu’ils viennent de la nouvelle boutique ouverte depuis peu près d’ici, son sac à main aussi sans doute.

    Oh mince !!! On vient de le lui arracher, faut pas que je traine ici ça craint trop.

    Version masculine

    Je vais encore être à la bourre au bureau, avec tout ce bordel, et avec la réunion au conseil d’administration qui m’attend, ça démarre fort la journée.

    J’allume la radio sinon je sens que je vais pêter un câble à poireauter derrière ce poids lourd qui bloque tout.

    Enfin à côté du mec qui sue sang et eau sur le trottoir j’suis pas trop mal lotis dans ma caisse toutes options offerte par la boîte.

    Oulah pas mal la nana !! elle a d’la classe !! Parait que c’est les pires au plumard…

    J’l’inviterais bien à un cinq à sept dans un jacuzzi avec vue sur le parc des Tuileries, j’aime bien voir grand…

    Merde elle vient de se faire piquer son sac, le pt’it con a été rapide, y a un gars qui lui demande si tout va bien, quel con !!

    Tit’can I

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