SOIR (poème)
SOIR
L’été faisait les soirs bleutés
Sous cette treille qui doucine
Ô comme j’aimais te mordiller
Ta lèvre au goût de capucine
Tit’can I
Mes poèmes
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SOIR
L’été faisait les soirs bleutés
Sous cette treille qui doucine
Ô comme j’aimais te mordiller
Ta lèvre au goût de capucine
Tit’can I
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LE PANIER DE CERISES
Huile sur bois
Peinture Bernard Londinsky
INSTANT
Voilà le temps des cerises
Offre-moi ta peau à nue
Laisse ouverte ta chemise
Que mes lèvres sans retenue
Aillent s’y perdre en douce brise
Tit’can I
Mes poèmes
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Photo Dorothea Lange
Oklahoma 1936
L’enfance a le mérite sublime de rester seulement curieuse de la vie.
Bernard Giraudeau
Les Dames de nage
Beaux textes
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Photo Edouard Boubat
Perdre la foi de son enfance est un vrai malheur, car il n’y a rien sur terre qui puisse relever l’homme qui, pour horizon, n’a plus que le tombeau.
Frédéric Mistral
Beaux textes
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Photo Edouard Boubat
« Les grandes passions se préparent en de grandes rêveries. »
de Gaston Bachelard
Extrait de La Poétique de la rêverie
citations et proverbes
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Mel
Couverture du livre “Un Hymne à la joie”
Photos de Nicolas Schmitt
Partez à la rencontre de la sensibilité du monde.
65 000 km par la route, près de 70 pays traversés, 10 ans de voyages et de rencontres. Nicolas Schmitt nous invite à explorer par ses photos, ses livres ou ses activités une nouvelle dimension relationnelle entre les êtres pour que la joie soit largement partagée.
Une invitation à dépasser nos idées reçues, à changer de regard sur les autres et sur vous-même. Ses photos offrent des émotions simples et universelles qui mènent au bonheur. Une manière constructive de valoriser la diversité de notre planète et de montrer la beauté au coeur de chaque être humain. Des émotions et de nouveaux horizons pour embellir la vie…
Extrait de son site Nicolas Schmitt-Photographies
http://www.nicolasschmitt.com/
Coups de coeur
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Mel
Photo du film “Les vieux de la vieille”
“Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps.”
Charles-Augustin Sainte-Beuve
Causeries du lundi (1851-1862)
citations et proverbes
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Mel
Femme de ladakh
Photo de Sylvain Lenglart
Il y a vingt ans, je conduisais un taxi pour gagner ma vie.
Lorsque je suis arrivé, l’immeuble était sombre excepté une simple lumière dans une fenêtre du rez-de chaussée. Dans ces circonstances, plusieurs chauffeurs auraient seulement klaxonné une ou deux fois, attendu une minute et seraient repartis.
Mais, j’avais vu trop vu de gens démunis qui dépendaient des taxis comme de leur seul moyen de transport. À moins qu’une situation sente le danger, je suis toujours allé à la porte. Cette passagère pourrait être quelqu’un qui a besoin de mon aide. Alors, j’ai marché jusqu’à la porte et j’ai frappé.
“Juste une minute”, a répondu une voix fragile d’un certain âge.
Je pouvais entendre quelque chose qui était traîné lentement sur le plancher. Après une longue pause, la porte s’est ouverte. Une petite femme dans les 80 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau sans bord avec un voile épinglé dessus, comme quelqu’un sorti d’un film de 1940. À ses côtés, il y avait une petite valise de nylon. L’appartement semblait comme si personne n’avait vécu dedans depuis des années. Tous les meubles étaient recouverts de draps. Il n’y avait pas d’horloge sur les murs, pas d’objets de décoration ou d’ustensiles sur les comptoirs. Dans le coin il y avait une boîte de carton remplie de photos et de verres.
“Voudriez-vous porter mes bagages à l’auto ?” a-t-elle demandé.
J’ai apporté la valise jusqu’au taxi, puis je suis retourné vers la femme. Elle a pris mon bras et nous avons marché lentement vers le trottoir. Elle continuait à me remercier pour ma gentillesse.
“C’est rien”, je lui ai dit. “J’essaie simplement de traiter mes passagers de la façon que je voudrais que ma mère soit traitée”.
“Oh, vous êtes le genre de bon garçon”, a-t-elle dit.
Quand nous sommes montés dans le taxi, elle m’a donné une adresse, puis a demandé :
“Pourriez-vous me conduire en ville?”
“Ce n’est pas le chemin le plus court !” lui ai-je répondu !
“Oh, ça ne me dérange pas ; je ne suis pas pressée ; je suis en route pour un hospice”.
J’ai regardé dans le rétroviseur arrière. Ses yeux scintillaient.
“Il ne me reste pas de famille”.
Le docteur dit que je n’en ai pas pour longtemps”.
J’ai tranquilement éteint le compteur.
“Quelle route voudriez-vous que je prenne?” lui ai-je demandé.
Pendant les deux heures suivantes, nous sommes allés dans la ville. Elle m’a montré les édifices où elle avait travaillé auparavant comme opératrice d’élévateur. Nous sommes allés dans le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient nouvellement mariés. Elle m’a fait arrêter devant un entrepôt de meubles qui avait été une salle de danse où elle avait été dansé quand elle était jeune fille. Quelquesfois elle me demandait de ralentir devant un immeuble particulier et s’assoyait en fixant la noirceur, ne disant rien.
Comme les premières lueurs du soleil se repliaient à l’horizon, elle a soudainement dit :
“Je suis fatiguée. Allons-y maintenant !”
Nous nous sommes rendus en silence jusqu’à l’adresse qu’elle m’avait donnée. C’était un édifice bas, comme une petit foyer de convalescence, avec un stationnement qui passait sous un portique. Deux infirmiers sont sortis jusqu’au taxi, aussitôt que nous sommes arrêtés.
Ils étaient soucieux et prévoyants, surveillant chacun de ses mouvements. Ils devaient l’attendre. J’ai ouvert le coffre de la voiture et pris la petite valise pour la porter jusqu’à la porte.
La femme a été installée dès ce moment dans une chaise roulante.
“Combien je vous dois?” elle a demandé, cherchant dans son sac ?
“Rien” !
“Vous devez gagner votre vie !” a-t-elle répondu.
“Il y aura d’autres passagers !” lui ai-je répondu !
Presque sans y penser, je me suis penché et l’ai serré dans mes bras. Elle s’est tenue étroitement contre moi .
“Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille femme ! “‘ a-t-elle dit.
“Merci.”
Je lui ai serré la main, puis j’ai marché dans la faible lumière du soir.
Derrière moi, une porte s’est refermée. C’était le son de la fermeture d’une vie. Je n’ai pas pris d’autres passagers sur ce quart de travail. J’ai conduit sans but, perdu dans mes pensées. Pour le reste de la journée, je pouvais difficilement parler. Et si cette femme avait pris un chauffeur fâché, ou quelqu’un qui était impatient de finir son quart de travail? Et si j’avais refusé de prendre cette course, ou j’avais klaxonné une fois, puis était reparti
En y réfléchissant bien, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans toute ma vie.
Nous sommes conditionnés à penser que nos vies seront traversées de grands moments. Mais les grands moments se présentent souvent par surprise, au moment où l’on s’y attend le moins !
LES GENS PEUVENT NE PAS SE RAPPELER EXACTEMENT CE QUE VOUS AVEZ FAIT, OU DE CE QUE VOUS AVEZ DIT, MAIS ILS SE RAPPELLERONT TOUJOURS COMMENT ILS SE SERONT SENTIS, A UN MOMENT PARTICULIER DE LEUR EXISTENCE GRÂCE
A VOUS !
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Mel
Il était une fois deux femmes qui ne s’étaient jamais rencontrées.
L’une dont tu ne te souviens pas, l’autre que tu appelles maman.
Deux vies différentes… dans l’accomplissement d’une seule : la tienne.
L’une fut ta bonne étoile, l’autre est ton soleil.
La première te donna la vie, la seconde t’apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d’amour, la seconde fut là pour le combler.
L’une te donna tes racines, l’autre t’offrit son nom.
La première te transmit ses dons, la seconde te proposa un but.
L’une fit naître en toi l’émotion, l’autre calma tes angoisses.
L’une reçut ton premier sourire, l’autre sécha tes larmes.
L’une t’offrit en adoption, c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi.
L’autre pria pour avoir un enfant, et Dieu la mena vers toi.
Et maintenant quand, en pleurant, tu me poses l’éternelle question :
Héritage naturel ou éducation, de qui suis je le fruit ?
Ni de l’un ni de l’autre, mon enfant,
Tout simplement de deux formes différentes de l’amour.
Extrait du livre “Naître là-bas,Grandir ici”
de Jean-Vital de Monléon
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Mel
COLBERT : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou?
MAZARIN : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’État?, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.
COLBERT : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
MAZARIN : On en crée d’autres.
COLBERT : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
MAZARIN : Oui, c’est impossible.
COLBERT : Alors, les riches ?
MAZARIN : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
COLBERT : Alors, comment fait-on ?
MAZARIN : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches? Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! c’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser? c’est un réservoir inépuisable.
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