MARIS STELLA poème de José-Maria de Hérédia

 Maris stella

Sous les coiffes de lin, toutes croisant leurs bras
Vêtues de laine rude ou de mince percale,
Les femmes à genoux sur le roc de la cale,
Regardent l’Océan blanchir l’île de Batz.

Les hommes, pères, fils, maris, amants, là-bas
Avec ceux de Paimpol, d’Audierne et de Cancale,
Vers le Nord sont partis pour la lointaine escale,
Que de hardis pêcheurs qui ne reviendront pas !

Par dessus la rumeur de la mer et des côtes,
Le chant plaintif s’élève, invoquant à voix hautes
L’Etoile sainte : espoir des marins en péril ;

Et l’Angélus, courbant tous ces fronts noirs de hâle,
Des clochers de Roscoff à ceux de Sybiril,
S’envole, tinte et meurt dans le ciel rose et pâle.

José-Maria de Hérédia (1842-1905)

 

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L’amour dans toute sa splendhorreur… Humour

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Un africain rencontre un médecin blanc…
L’africain : C’est quoi exactement le Viagra ?
Le médecin : Ce sont des pilules qui vous font faire l’amour 10 fois par jour…
L’africain : Aaah ! C’est un calmant…

Une femme va accoucher et elle est dans les douleurs.
– Mon amour, dit son mari, je suis désolé, c’est un peu de ma faute si tu souffres.
– Mais non, rassure-toi, tu n’y es pour rien…

Deux secrétaires discutent :
– Il est plutôt beau gosse, le nouveau patron, dit la première. En plus il s’habille bien…
– Et vite… fait l’autre.

Un couple arrive dans un hôtel.
Le groom monte leurs bagages dans la chambre et demande au monsieur :
– Avez-vous besoin de quelque chose ?
– Non merci.
– Et pour votre femme ?
– Ah vous faites bien de m’y faire penser ! Montez-moi une carte postale et un timbre…

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Melezouriou Glav par DENEZ PRIGENT

Un ti gars de chez moi ce Denez, et même plus nous serions apparentés !!!

Si si, ma grand-mère était aussi une Prigent  !!!

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SOLO POEME DE XAVIER GRALL

« SOLO »,  l’un des plus beaux poèmes de la langue française.

Xavier Grall l’écrit peu de temps avant sa mort, comme un testament et une adresse à Dieu, une prière en sachant qu’il va mourir, et qu’il veut une dernière fois saluer tout ce qu’il a aimé pendant cette vie. Poème magnifique et trop méconnu.

Extrait de: « Solo »,

Seigneur me voici c’est moi
je viens de petite Bretagne
mon havresac est lourd de rimes
de chagrins et de larmes
j’ai marché
Jusqu’à votre grand pays
ce fut ma foi un long voyage
trouvère
j’ai marché par les villes
et les bourgades
François Villon
dormait dans une auberge
à Montfaucon
dans les Ardennes des corbeaux
et des hêtres
Rimbaud interpellait les écluses
les canaux et les fleuves
Verlaine pleurait comme une veuve
dans un bistrot de Lorraine
Seigneur me voici c’est moi
de Bretagne suis
ma maison est à Botzulan
mes enfants mon épouse y résident
mon chien mes deux cyprès
y ont demeurance
m’accorderez vous leur recouvrance ?
Seigneur mettez vos doigts
dans mes poumons pourris
j’ai froid je suis exténué
O mon corps blanc tout ex-voté
j’ai marché
les grands chemins chantaient
dans les chapelles
les saints dansaient dans les prairies
parmi les chênes erraient les calvaires
O les pardons populaires
O ma patrie
j’ai marché
j’ai marché sur les terres bleues
et pèlerines
j’ai croisé les albatros
et les grives
mais je ne saurais dire
jusqu’aux cieux
l’exaltation des oiseaux
tant mes mots dérivent
et tant je suis malheureux

Seigneur me voici c’est moi
je viens à vous malade et nu
j’ai fermé tout livre
et tout poème
afin que ne surgisse
de mon esprit
que cela seulement
qui est ma pensée
Humble et sans apprêt
ainsi que la source primitive
avant l’abondance des pluies
et le luxe des fleurs

Seigneur me voici devant votre face
chanteur des manoirs et des haies
que vous apporterai-je
dans mes mains lasses
sinon les traces et les allées
l’âtre féal et le bruit des marées
les temps ont passé
comme l’onde sous le saule
et je ne sais plus l’âge
ni l’usage du corps
je ne sais plus que le dit
et la complainte
telle la poésie
mon âme serait-elle patiente
au bout des galantes années ?

Seigneur me voici c’est moi
de votre terre j’ai tout aimé
les mers et les saisons
et les hommes étranges
meilleurs que leurs idées
et comme la haine est difficile
les amants marchent dans la ville
souvenez-vous de la beauté humaine
dans les siècles et les cités
mais comme la peine est prochaine !

Seigneur me voici c’est moi
j’arrive de lointaine Bretagne
O ma barque belle
parmi les bleuets et les dauphins
les brumes y sont plus roses
que les toits de l’Espagne
je viens d’un pays de marins
les rêves sur les vagues
sont de jeunes rameurs
qui vont aux îles bienheureuses
de la grande mer du Nord

Je viens d’un pays musicien
liesses colères et remords
amènent les vents hurleurs
sur le clavier des ports

je viens d’un pays chrétien
ma Galilée des lacs et des ajoncs
enchante les tourterelles
dans les vallons d’avril
me voici Seigneur devant votre face
sainte et adorable
mendiant un coin de paradis
parmi les poètes de votre extrace
si maigre si nu
je prendrai si peu de place
que cette grâce
je vous supplie de l’accorder
au pauvre hère que je suis
ayez pitié Seigneur
des bardes et des bohémiennes
qui ont perdu leur vie
sur le chemin des auberges
nulle orgue grégorienne
n’a salué leur trépas
pour ceux qui meurent
dans les fossés
une feuille d’herbe dans la bouche
le cœur troué d’une vielle peine
de lourdes larmes dans le paletot
et dans les veines des lais et des rimes
Seigneur ayez pitié !

Solo et autres poèmes » (1981)  / Recueil de poésie dont « Solo » est le poème le plus long (environ cinquante pages).

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SOUVENIRS DE VACANCES… Humour

Il n’est pas que bon d’être sportif…

 

traces de maillots

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VIEILLIR poème

VIEILLIR

C’est ne voir plus que les disgrâces
Comme sur les vitres les vilaines traces
C’est sur tout, tout le temps maudire
Ne plus savoir rien reconstruire
Ne plus vouloir déménager
De cet abominable quartier
C’est se lamenter sur le temps
La politique, les plaies d’argent
C’est ne plus savoir chantonner
Ni même un refrain siffloter
C’est pour les autres devenir terne
Avec ses jours toujours en berne
C’est ne plus avoir de l’humour
Pour ceux qu’on aime en tue l’amour
Garder un rythme qui sclérose
Désespérant des jours moroses
C’est plus supporter les enfants
Ni les bêtises d’adolescents
C’est ne plus offrir de bisous
De doux câlins, des roucoulous
C’est refuser tous les voyages
Garder son conjoint en otage
C’est estimer que l’on sait tout
Ne plus dire « t’as raison c’est fou »
C’est ne plus faire de rencontres
Et ainsi se refaire un monde
C’est devenir cette ombre triste
Sur laquelle plus rien ne glisse
C’est à son passé s’accrocher
Aux « de mon temps c’était mieux et… »
C’est avoir bien du mal à croire
Que l’avenir sera moins noir
Alors pourquoi ne plus sourire
A cette vie qui nous aspire
Qui nous offre si peu de son temps
Si ce n’est que pour quelques ans
Gardons un doux cœur qui résonne
Sur de belles pensées qui klaxonnent
Donnons nous des désirs de bien

Surtout restons heureux d’un rien

Tit’can I

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UN VOISIN DÉRANGEANT…

 

Un extrait de ma toute dernière nouvelle qui je l’espère ne va pas trop vous déranger…

Oui je vous ai dit que je n’aime pas le bruit

Au point de tuer à cause de ça ?

Non

En êtes vous sûr ?

J’ai jamais voulu le tuer

On peut simplement vouloir faire taire quelqu’un et que ça tourne mal

Moi si j’ai envie de faire obéir, j’ai mes méthodes…

Ah, et qu’elles sont vos méthodes pour faire OBEIR Monsieur Cuers ?

Ben je surprend si vous préférez

Vous surprenez dites-vous ?

Oui

Mais alors comment surprenez-vous ?

J’ai ma stratégie

Une stratégie ?

Oui

Mais comment faites-vous stratégiquement ça m’interesse ?

Eh bien j’émets

Vous émettez ?

Oui

Vous émettez quoi ?

Vous voulez peut-être dire que vous émettez des cris ?

Non

S’il vous plaît Monsieur Cuers, expliquez-moi dans le détail, vous émettez quoi exactement ?

Des ordres

Des ordres !! Des ordres de quoi ?

Des ordres de dégager

Je ne comprend pas

J’envoie des ordres d’expulsion

D’expulsion ?

Oui d’expulsion de propriété

Dans quel but ?

Pour faire comprendre à mon voisin que je ne veux plus l’avoir près de chez moi

Je ne comprend pas ?

Ben je lui envoie un courrier

Un courrier ?

Oui un courrier sur le futur chantier

Quel futur chantier ?

Le chantier qui occupera la place de sa maison

Un chantier de construction ?

Oui

Et donc ?

Au début il ne comprend pas

Il ne comprend pas quoi ?

Qu’on va construire sur l’emplacement de sa maison

Et il y croit ?

Il va demander des explications bien sûr

A qui ?

A moi puisque c’est moi qui lui envoie le courrier

Mais il ne croit pas un seul moment à une erreur ?

Si justement

Alors ?

Alors je lui explique qu’on a bien vérifié, qu’y a pas d’erreur

Et que se passe t-il ?

Il s’use

Il s’use à quoi ?

A comprendre !!

Mais il y a bien un moment où il réagit non ?

Oui

Et que fait-il à ce moment là ?

Il va voir le maire de la commune pour avoir des explications

Et ensuite ?

Le maire ne peux pas lui répondre évidemment

Donc ?

Alors il m’écrit qu’il veut des explications, mais je lui en donne pas

Il se passe quoi de ce fait ?

Il demande à la police d’intervenir

Et la police est venue ?

Oui

Et alors ?

Rien

Comment ça rien ?

Eh bien il ne trouve rien pour savoir que c’est moi

Je ne saisis pas bien monsieur Cuers, votre voisin reçoit votre courrier, on peut même dire vos menaces et la police ne vous fait aucun problème ?

Non

Pourquoi ?

Il font mal leur boulot c’est tout, c’est pas à moi de leur apprendre leur job

Donc ils viennent et ils repartent comme ils sont venus sans vous causer le moindre soucis ?

Oui parce qu’ils z’ont vu que mon patron

C’est à dire ?

Ben c’est pas mon patron qui écrivait

Oui puisque c’était vous en effet, mais alors dans ce cas pourquoi avoir interrogé votre patron ?

J’écrivais sur l’ordinateur du boulot avec le courrier à entête, vous me prenez pour un pich’ ou quoi !!

Alors si je vous suis bien, votre patron ne devait pas comprendre pourquoi il recevait les lettres de votre voisin lui demandant des explications ?

C’est ça

Mais comment aviez-vous accès aux courriers de votre voisin ?

Ben tous les jours je fouillais sa poubelle au patron, ensuite j’écrivais la réponse au voisin

Ok et il se passe quoi après ça?

Ben le patron il commence à en avoir marre d’avoir les lettres de mon voisin, il lui écrit et le menace en le traitant d’illuminé, lui dit d’aller se faire voir

Et vous

Moi, ben je continue à voir s’user mon voisin

S’user ?

Oui à force qu’il comprend rien il s’use, il fatigue quoi

Mais alors combien de temps se passe avant le moment tragique ?

Oh il s’est passé six mois je crois bien, p’êtes bien moins

Et ensuite

Ben après je fais ce que j’avais prévu

Mais encore

Je suis parti un matin au boulot bien remonté, à cause que la veille il chantait encore un truc d’opéra, je supporte pas l’opéra, il est chanteur lyrique en plus, alors c’est tous les jours qu’y me crispe la tête

Et donc

Donc je reviens de ma journée direct jusque devant chez lui

Et ?

Il m’entend arriver et il sort sur le pas de sa porte, j’avais pris une BD avec moi

Vous vous rendez avec une BD jusque chez lui !!

Oui, ça vous bluff hein ?

Disons que je ne saisis pas bien en quoi le fait de prendre une BD nous amène vers ce dont nous parlons

Eh bien c’est simple pourtant !!

J’ai de plus en plus de mal à vous suivre

Je le préviens que s’il dégage pas de chez lui dans les 10 minutes, il va se prendre ma BD sur la gueule, et que ça va faire du dégât

Et ça a suffit à le faire réagir ?

Oui

Mais alors comment se fait-il qu’on l’a retrouvé mort devant chez lui ?

Eh bien en soulevant ma BD au dessus de lui, je lui dit : « t’a plus que deux minutes pour dire au revoir à ta maison »

Mais il s’est passé quoi à partir de ce moment là ?

Quand il a vue ma BD qui s’agitait il a mis ses mains sur sa tête d’abord puis sur sa poitrine et il s’est écroulé, il a clamsé direct net devant chez lui, c’est tout, je l’ai même pas touché

Ce que je ne comprend pas bien Monsieur Cuers, c’est à quoi a servi cette BD dans cette histoire puisqu’elle ne l’a pas touché mais qu’elle a suffit à lui faire faire un arrêt cardiaque

Ben il a eut trop la trouille, c’est tout, pis moi, je suis reparti direct avec au boulot, je voulais pas qu’on me la chope

Dites-moi monsieur Cuers, vous aimez lire ?

Ben non

Vous travaillez dans une librairie ?

Non

Vous travaillez où ?

Sur les chantiers

Et c’est quoi votre job ?

Je suis démolisseur

Démolisseur ?

Démolisseur oui avec ma BD

Votre quoi ?

Ma boule de démolition, on dit BD pour faire court…

FIN

Tit’can I

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SPECTACLE CULINAIRE

C’est à croquer ou presque !!!

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TOUCHONS DU BOIS… Humour

 

sculptures-de-chevaux-en-bois-flotte-par-James-Doran-Webb-5

Sculpture de bois flotté de Jeff Uito

Prudence, prudence…!
Si, parmi vos amis, certains portent le patronyme suivant :

Dubois, Dutronc,Lebranchu, Sapin, Bouleau, Dufresne, Duchêne, Delorme, etc…

sachez garder vos distances car ils sont fortement suspectés par les forces de Police d’un prochain départ vers

la scierie…

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FESTIN… court métrage

Un court métrage adorable, avec une si jolie faim… N’hésitez pas à agrandir l’image

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